Pourvu qu’on sème !

Il est des journées d’un enseignant où tu n’as pas l’impression de t’être arrêté et dont tu ressors avec le sentiment troublant de ne pas avoir « avancé », d’avoir laissé des élèves décrocher. J’imagine bien que cette impression s’invite dans d’autres métiers. Puis il me revient une réflexion d’une professeure de collège, rencontrée dans sa dernière année de carrière, qui avait reconnu : « Je parle beaucoup, j’emploie des mots qui n’appartiennent pas au vocabulaire d’une majorité d’élèves et je les invite à réfléchir sur des textes d’auteurs. Ils feront comme les insectes : ils butineront…» Cela était dit avec un tel aplomb que, même si ma fille s’agaçait de subir ses cours, j’ai eu envie de croire cette enseignante. Le printemps approche : semons !

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